AMERICA, Festival des Littératures et Cultures d’Amérique du Nord et la Ville de Vincennes, invitent les classes des collèges et lycées de Vincennes à la manifestation, le vendredi 26 septembre 2008.
Nicolas Dickner, Simon Girard, Anosh Irani, Daniel Handler, Eddy Harris, Rattawut Lapcharoensap, Dinaw Mengestu, David Treueur, Anton Treuer,
« Les Etats-Unis » - Photographies de François Taverne et projection d’un film de Jacques Loeuille / Cœur de ville
« Sur la terre des Blackfeets » - Photographies panoramiques et textes de Vincent Bourdon / Hôtel de Ville
« NEW YORK, N.Y. 10007 » - Photographies et textes d’Alexandra Bellamy / Salon du Livre
« Portraits d’Amérique » - Photographies et textes de Jean-Luc Bertini / CC Georges Pompidou
« Les désastreuses aventures des orphelins Beaudelaire » de Brad Silberling avec Jim Carrey, Meryl Streep et Jude Law inspiré de l’œuvre de Lemony Snicket (Daniel Handler)
Débat en présence de Daniel Handler
« La terre des Peaux-Rouges » Documentaire
Les collégiens et lycéens pourront également visiter le Salon du Livre du festival, où les éditeurs et libraires les accueilleront sous un chapiteau, situé sur le parvis de la Mairie de Vincennes. Toutes ces activités se dérouleront à Vincennes.
Pour assurer la qualité de la rencontre avec l’auteur et la visite des expositions, il ne sera possible d’accueillir que 18 classes. Les 18 premières classes inscrites seront retenues.
LA LECTURE OBLIGATOIRE D'UN EXTRAIT DE L’OUVRAGE
Chaque classe devra étudier au moins un chapitre de l’ouvrage de l’un des auteurs invités : Nicolas Dickner, Simon Girard, Anosh Irani, Daniel Handler, Eddy Harris, Rattawut Lapcharoensap, Dinaw Mengestu, David Treueur, Anton Treuer, et préparer une série de questions à poser à l’auteur sur son œuvre et sur sa vie et les enseignants seront libres de sélectionner l’extrait de texte qu’ils souhaitent étudier avec leurs élèves. Des interprètes seront prévus pour les auteurs anglophones mais les élèves pourront, bien évidemment, poser leurs questions en anglais.
Daniel Handler, L’amour adverbe, Galaade, 2008
Ce recueil de nouvelles se veut comme un exercice de définition de l'amour sous toutes ses formes, selon l'histoire racontée : homosexualité, passion, affection, camaraderie, respect... L'originalité vient du fait que chaque nouvelle a pour titre un adverbe, et ne s'intéresse pas tant à la finalité ou à l'origine des actions qu'à la façon dont elles s'expriment. Selon l'auteur, "le vrai miracle réside dans l'adverbe : la façon dont se fait la chose."
Prix : 23, 90 euros
Né à San Franscico, il a participé à la chorale officielle de sa ville et obtenu son bac à lauréat au lycée Lowell High School. Il a obtenu son diplôme d'études supérieures à l'université Wesleyan en 1992. Il est actuellement marié à l'artiste et graphiste Lisa Brown, qu'il a rencontrée à l'université, et vit dans une maison de type victorien à San Francisco. Son fils Otto est né en 2004. C'est également un activiste qui milite (et a aidé à créer) à LItPAC, un comité d'action politique soutenant le Parti Démocrate aux États-Unis.
Lemony Snicket, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire , Nathan Jeunesse
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire est un récit tragi-comique et un pastiche des mélos du XIXème où les héros sont inventifs et attachants. Du suspense, de l'aventure et de l'humour ! Les orphelins Baudelaire sont au nombre de trois :
- Violette, une fille de 14 ans à l'intelligence "scientifique", habile à inventer des machines.
- Klaus, un garçon de 12 ans qui lit sans cesse.
- Prunille, une petite qui mord tout ce qui passe à portée de dents.
Ils ont été élevés par des parents extrêmement gentils qui disparaissent dans un horrible incendie dès le début du premier épisode de la série. Désormais orphelins, à la tête d'une immense fortune dont ils ne pourront jouir qu'à la majorité de Violette, les trois enfants sont placés chez divers membres de leur famille. L'homme qui les place est Mr Poe, un banquier un peu terne mais bien intentionné, exécuteur testamentaire des parents Baudelaire. Malheureusement, la richesse des enfants a attiré l'attention du cupide comte Olaf, un parent éloigné, acteur et maître du déguisement.
Lemony Snicket est le pseudonyme de Daniel Handler.
Prix : 14, 50 euros
Anglophone
Nicolas Dickner, Nikolski, Denoël, 2007
Une enfance au Canada
Canada, printemps 1989. Trois personnages à l'aube de leurs vingt ans ont quitté leur lieu d'origine pour entamer une longue migration. Né quelque part au Manitoba, Noah Riel a appris à lire avec les cartes routières. Après dix-huit ans d'errance dans les Prairies, il tente de s'installer à Montréal. Joyce Doucet, elle, a vu le jour à Tête-à-la-Baleine, et caresse des rêves de flibustier moderne. Quant au narrateur, il quitte le bungalow maternel pour voyager dans les livres, qu'il vend dans une bouquinerie de Montréal. B ne se sépare jamais d'un compas-boussole déréglé qui s'obstine à pointer la direction de l'îlot Nikolski, dans le Pacifique nord. Au terme d'une migration réelle ou symbolique qui s'achève en décembre 1999, les membres de cette étrange trinité auront tant bien que mal compris ce qui les rassemble. Au passage, ils auront rencontré serpents de mer et archéologues, scaphandriers analphabètes et victimes du mal de terre.
Prix : 19 euros
Francophone
Nicolas Dickner est un écrivain québécois né à Rivière-du-Loup en 1972. Parti étudier à Québec, il termine sa maîtrise en création littéraire à l’Université Laval en 1997. Il publie pour la première fois une nouvelle, Le cirque de nuit, dans la revue Moebius en 1993, mais c’est en 2000 que paraît son premier recueil, L’encyclopédie du petit cercle. Ce premier pas lui permet d’obtenir une résidence d’écriture en Allemagne de la part du Conseil des Arts et des Lettres afin de se consacrer à l’écriture de son premier roman. Après quatre ans de travail et huit versions, Nikolski paraît chez Alto en 2005.
Simon Girard, Dawson Kid, Le Boréal, 2007
Une enfance au Québec
Elle s’appelle Rose Bourassa. Elle a vingt ans. Il y a deux choses qui ne la quittent jamais : l’idée de la mort, sa propre mort, et une sourde envie de cogner, que ce soit au Gold, où elle danse autour des poteaux et aux tables, ou dans les couloirs du métro. Jusqu’au jour où elle commence son entraînement à la boxe et où elle fait la connaissance de Coach. Coach qui lui enfonce ses gants comme une mère met sa tuque à son enfant, en la brassant un peu, parce qu’elle est dans la lune, au paradis, entre des mains aimantes. Elle se dit alors qu’elle a peut-être réussi à faire reculer sa mort.
Prix : 16.5 euros
Francophone
Simon Girard, écrivain québécois, a 28 ans. En essuyant un premier refus, le jeune homme aurait bien pu sombrer dans l’apitoiement. Au lieu de cela, il s’est contraint à écrire sans arrêt, à un point tel qu’il a pondu six autres romans en moins d’un an et demi!
Eddy Harris, Jupiter et moi, Liana Levi, 2005
Une enfance dans le ghetto
Jupiter ? C’est le vrai héros de ce récit, un père comme on n’en fait plus, tyrannique et terrifiant mais aussi attachant et rigolard. Les enfants ne savent jamais à quel moment il faut s’apprêter au rire ou à la crainte. Mais ce qu’ils savent c’est que malgré sa petite taille il occupe une place digne de Jupiter, prêt à tout moment à dégainer la foudre. À travers son histoire, celle d’un Noir américain qui a appartenu à la génération « d’un temps où la puanteur de l’esclavage, aboli depuis cinquante ans, stagnait encore », c’est toute l’histoire des Noirs américains qui apparaît en filigrane avec les spectaculaires et sanglants dérapages du racisme idéologique et les petites et lourdes humiliations du racisme quotidien. Eddy, lui, est un enfant que ses parents veulent faire sortir du ghetto. Au prix de l’éloignement. Au prix de l’incompréhension... Et ils vont y parvenir...
Disponible en français
Prix : 17 euros
Anglophone
Eddy Harris, Still life in harlem, 2000
Harlem se situe à quelques minutes de métro du cœur de New York, Manhattan. La célèbre Université de Columbia est également à proximité de Harlem. Pourtant, au-delà de la 125e rue, la proximité spatiale devient fossé social. C’est au cœur de ce quartier que décide de s’installer au milieu des années 1990 un écrivain noir américain, Eddy L. Harris afin de comprendre comment ce quartier, creuset de l’identité noire américaine, en est devenu le fossoyeur.
Disponible en anglais.
Eddy Harris est né à Indianapolis. Poussé par son père, il fait des études dans un collège blanc catholique, premier pas vers la Stanford University. Dès son premier livre, Mississippi Solo (1988), il est salué par la critique américaine. Harlem, traduit en français aux éditions Liana Levi (paru également chez 10/18) en 2000, dresse un portrait saisissant de cet emblématique quartier new-yorkais. Aujourd’hui, Eddy Harris a élu domicile en France, essentiellement pour des raisons politiques, culturelles et raciales.
Anosh Irani, Le chant de la cité sans tristesse , Philippe Rey, 2007
Une enfance en Inde
Chamdi, dix ans, n’a jamais quitté son orphelinat, en plein cœur de Bombay. Jusqu’au jour où, espérant retrouver le père qui l’a abandonné tout bébé, il franchit le mur d’enceinte et se retrouve seul dans le chaos de la grande ville. Doté d’une imagination fertile, Chamdi avait toujours vu Bombay comme un paradis de couleurs vives qui répondrait mieux au nom de « Kahunsha » – la cité sans tristesse. Mais, devenu un gamin des rues qui mendie pour vivre, ce nouvel Oliver Twist découvre une toute autre réalité dans une ville ensanglantée par les émeutes de 1993 opposant violemment hindous et musulmans. L’itinéraire du jeune héros finit par incarner celui de l’Inde toute entière, saisie d’effroi face à ses haines intestines.
Prix : 18 euros
Anglophone
Né et élevé à Bombay, Anosh Irani s’est installé à Vancouver (Canada) en 1998. Il est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre. Le chant de la cité sans tristesse est son second roman.
Rattawut Lapcharoensap, Café Lovely, Buchet-Chastel, 2007
Une enfance en Thaïlande
Dans Café Lovely les clichés sur la Thaïlande en prennent un coup. Ces nouvelles sont des contes sur les liens familiaux, les amours juvéniles, les conflits de génération, les changements culturels, les mangues, les éléphants, les combats de coq...
Un farang en thaï, c’est un étranger et Ma, elle pense que de toute façon « les farangs, ce qu’ils veulent, c’est de la chatte et des éléphants » ! Le ton du livre est donné dans Farangs, la première nouvelle du recueil. Lorsque le fils du propriétaire d’un hôtel sur une plage est séduit par une jolie touriste américaine, c’est l’occasion d’une confrontation musclée entre le jeune autochtone et le fiancé américain de Lizzie. L’issue sera déterminée par Clint Eastwood, un cochon qui nage.
Prix : 19 euros
Anglophone
Rattawut Lapcharoensap est né en 1979 à Chicago mais a grandi à Bangkok. Il a fait ses études à Triamudomsuksa Pattanakarn, à Cornell et à l’université du Michigan dont il est sorti diplômé en écriture créative. Ses récits ont été publiés dans des revues prestigieuses telles que Granta, Glimmer Train, Zoetrope et Best New American Voices. Café Lovely est son premier recueil de nouvelles à paraître dans une dizaine de pays.
Dinaw Mengestu, Les belles choses que porte le ciel, Albin Michel, 2007
Une enfance en Éthiopie
Dès sa parution en mars dernier, ce premier roman a valu à Dinaw Mengestu, jeune écrivain éthiopien-américain la pleine reconnaissance de la critique américaine. Le jeune Sepha a quitté l’Ethiopie dans des circonstances dramatiques. Des années plus tard, dans un ancien beau quartier de Washington où il tient une épicerie, il tente de faire sien le rêve américain. Les soirées passées avec Ken le Kenyan et Joe du Congo mettent le cap avec humour et autodérision sur l’Espérance.
Prix : 21,5 euros
Anglophone
Né en 1978 à Addis-Abeba, Dinaw Mengestu et sa famille ont quitté l’Éthiopie, alors en proie à une terrible révolution, pour les Etats-Unis en 1980. Diplômé de la Columbia University, il a enseigné la littérature anglaise à Georgetown University, il collabore à divers magazines dont Harper’s et Rolling Stone (où il a publié des reportages sur le Darfour et le Tchad). Le New York Times vient de solliciter sa collaboration.
Les belles choses que porte le ciel, est en cours de traduction dans une dizaine de pays.
David Treuer, Le manuscrit du docteur Appelle, Albin Michel 2007 et son frère Anton Treuer.
Il nous plonge dans un conte étrange, que le Dr Appelle tente de traduire. Ce personnage dont la vie a été marquée par des drames successifs, s’est retiré du monde pour se consacrer à l’étude. La découverte d’un vieux manuscrit va bouleverser son existence. Il y découvre le véritable amour qu’il n’a jamais connu, à travers l’histoire de deux jeunes Indiens au début du XIXème siècle.
« Sur le thème de l’enfant sauvage, un hymne à l’innocence et à la beauté de la nature par un nouveau virtuose des lettres américaines. Magnifique. »
Originaire du Minnesota, né d’une mère indienne ojibwé et d’un père juif autrichien, David Treuer enseigne à l’Université de Minneapolis. Il a écrit trois romans salués par la presse américaine et française, Little, Comme un frère et Le manuscrit du Docteur Appelle.
Anglophone
Les lieux sacrés de l’Amérique indienne /LYCÉE
Conférence avec projection de diapositives animée par Peter Nabokov, de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) et auteur de Là où frappe la foudre.
The Boyz /COLLÈGE ET LYCÉE
Originaires de plusieurs réserves indiennes de l'ouest des Etats-Unis, The Boyz sont considérés aujourd'hui comme l'un des meilleurs groupes de jeunes chanteurs traditionnels. Au son des tambours, ils prennent part tout au long de l'année à de nombreuses fêtes tribales, à travers l'Amérique du Nord, où ils jouissent d'une très grande popularité The Boys ont été couronnés par de nombreux prix et distinctions au cours de ces dernières années.
Ils seront présents, pour la première fois en France, lors du Festival AMERICA, grâce au concours de l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique à Paris.